Micheline PRAHECQ, Conseillère générale

Collège, Jeunes majeurs : mes interventions

Le par

Conseil Général LogoLors de la session du Conseil Général des 25 et 26 septembre, après la longue intervention du président Doligé j’ai insisté sur l’absolue nécessité pour que ce qu’il réclame au niveau national soit appliqué ici, c’est-à-dire être écouté et avoir des réponses aux courriers.
Mais j’ai surtout demandé avec beaucoup de force ce qu’il en était du collège nord-est.
Il faut attendre une réunion de début octobre du plan pluriannuel d’investissement pour avoir la réponse définitive.

Je suis impatiente que cette réunion ait lieu et que nous ayons enfin la réponse.

Je suis intervenue ensuite à deux reprises mais en fait sur le même sujet, le dispositif accueil provisoire des jeunes majeurs et l’allocation jeunes insertion Loiret.

En réponse à une de mes questions de la session précédente, une note d’information nous a été fournie sur la situation des jeunes majeurs depuis le 1er juillet.
Je constate que 96 jeunes sur 141 soit 68 % n’ont pas pu bénéficier de l’allocation jeune insertion Loiret.
Si le but était financier, c’est gagné.
Mais que vont devenir ces jeunes ? Sont-ils informés systématiquement de ce qu’ils peuvent faire comme l’indique la recommandation numéro 8 du rapport de l’inspection générale de l’action sociale ?

Je constate une fois encore, que les critères cumulatifs pour obtenir cette allocation sont excessifs : demander une durée de rupture familiale importante, des papiers en règle, être engagé dans un processus d’insertion. On est plus exigeant avec ses jeunes en souffrance qu’avec les jeunes sans difficulté. Je pense qu’on pourrait leur laisser six mois après leur majorité pour se mettre sur un trajet d’insertion. Il est en effet de leur responsabilité de se mettre en situation d’insertion accompagnés par un travailleur social, mais il faut leur laisser un temps minimal, quelque soit leur âge : ils ne sont pour rien dans le fait d’atteindre 18 ans.

Par contre, je me réjouis de ce que les demandes de papier à la préfecture aient été faites dès les 17 ans et six mois des jeunes.

Bien sûr, une fois encore, le Conseil général se plaint dans sa conclusion que personne ne lui répond : Conseil Régional, éducation nationale, préfecture.

Renseignements pris, la demande faite à la région ne correspond pas à ses compétences. En effet pour bénéficier d’une bourse de formation ces jeunes doivent être inscrits à pôle emploi ou à la mission locale d’Orléans, ils entrent alors dans le droit commun et peuvent effectivement bénéficier d’une aide pour la formation. Il n’existe pas en tant que telle de bourse régionale pour les jeunes
Le lendemain j’ai posé des questions à M. le préfet sur le même sujet lui demandant où en était l’étude des 96 dossiers qui lui avaient été transmis par anticipation de leur majorité pour faciliter la demande de régularisation de jeunes étrangers. Il m’a assuré que c’était en cours d’étude.
J’ai également pu parler en dehors de la session avec le directeur de l’académie ; l’étude est en cours.
J’ai tenu à remercier les services de la préfecture qui ont beaucoup travaillé avec notre service enfance-famille dans l’urgence fin juin pour trouver une solution d’hébergement pour les jeunes.

Personnellement, je pense que le Conseil Général fait preuve de suffisance, il a toujours raison et les autres ne jouent pas le jeu !
Je pense qu’il y a défaut de communication, d’anticipation. Finalement le Conseil General n’a toujours pas trouvé véritablement la vraie définition du partenariat.

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