Micheline PRAHECQ, Conseillère générale

Après la suppression de l’allocation jeune majeur, la création de l’allocation insertion pour les jeunes

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Le batiment du Conseil GénéralLa délibération de création de l’allocation insertion pour les jeunes, particulièrement importante, me tenait beaucoup à cœur.

J’ai posé plusieurs questions pour savoir pourquoi avoir supprimé l’allocation jeune majeur avant d’avoir fait une évaluation qualitative de l’existant et ensuite créer un autre dispositif ?

Pourquoi cette précipitation puisque nous avons trouvé ce sujet en délibération supplémentaire donc pas prévu au départ ?

Une lecture rapide donne satisfaction mais on trouve malgré tout des surprises qui sont sources d’interrogation :

– Alors que le titre annonce « création de l’aide insertion jeunesse », pendant deux pages on ne parle que des mineurs isolés étrangers.
– Les critères d’attribution laissent une grande marge d’appréciation qui est source d’inquiétude. Par exemple l’un des critères précise qu’il faut plusieurs années de rupture familiale. Que signifient plusieurs années une, deux, voir plus ?
– Il faut être en situation régulière, or nous savons bien que les jeunes mineurs étrangers qui deviennent majeurs n’ont malheureusement pas encore obtenu leurs papiers et là nous sommes d’accord pour vous aider à insister auprès de Monsieur le Préfet pour que les démarches soient faites en temps utile.
(Un peu plus tard Thiery Soler a proposé que nous votions un vœu pour demander à M. Le Préfet de traiter rapidement ces situations. Cela a été fait à l’unanimité.)

Dans cette délibération : on ne parle plus de parcours scolaire pour lequel on pourrait avoir trois mois de contrat renouvelables une fois alors que la convention prévoit bien qu’il s’agit d’un prolongement du dispositif jusqu’à l’obtention d’un premier diplôme professionnel. Comme ceci ne figure pas dans la délibération je tenais à le rappeler

De la même façon, il nous a été dit en commission, mais ce n’est pas écrit, que pour les jeunes en situation de handicap avec un taux de moins de 50 % ils toucheront 450 € par mois comme les autres jeunes.

Ces remarques nous amènent à nous poser des questions sur les consignes qui pourraient être données et rendre ce texte très restrictif.
Nous serons extrêmement attentifs et vigilants à l’application.
Ce dispositif est pour les jeunes en général et repose sur des critères ; nous demandons une communication dans cet esprit-là et non pas en montant les uns contre les autres

Dans cet esprit de vigilance nous avons voté ce texte fort habillement présenté.

Le président m’a répondu que l’appréciation est marge de souplesse et que les dossiers seront étudiés au cas par cas.

Personnellement il ne m’a pas convaincu et les interrogations persistent et je suis inquiète sur la finalité et l’application du dispositif.

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